Guerre pour les talents – 2

Dans la Silicon vallée, dans le monde du Logiciel innovant, la guerre pour les talents a une signification certaine. J’ai deja parlé de ça dans un post précédent. Toute nouvelle technologie crée une appel d’air et des opportunités pour les ingénieurs.

Alors qu’il n’y a pas vraiment de pénurie de talents en Asie (Chine, Japon, Corée, Taïwan, Hong-Kong, …), le sud-est de l’Asie est plus problématique. A part Singapour qui a quelques universités « classées » dans le top 100 mondial (NUS #26, NTU #55), les autres pays les plus développés dans ASEAN n’en ont que tres peu, avec a peine quelques unes des premieres university nationales dans le top 1000 mondial:

  • Malaisie #400-500,
  • Thaïlande #600-800
  • Indonésie #600-800.
  • Aucune des universités aux Philippines, Vietnam, Laos, Cambodge.

* Pays donnés dans l’ordre du PIB par habitant.

La situation a Singapour n’est pas excellente non plus. Il y a un déficit systémique de talents. Le durcissement de l’immigration les années passées (Nikkei Asian Review Article, The Economic Times Article) rend le recrutement à l’étranger et rapatriement des talents a Singapour difficile. De plus, l’attitude méfiante de la main d’oeuvre locale pour les emplois risqués, y compris les emplois dans les start-up, rend ce problème encore plus difficile, et ce malgré une belle poussée du gouvernement pour les start-ups. Le résultat, comme publié la semaine dernière dans les journaux nationaux, est un manque évident de talents à Singapour, le pays le plus attractif et qui réussit le mieux dans ASEAN.

Ajoutons a ce sujet:                                                                                                                    – l’attractivité globale de la Silicon Valley, qui attire les bons éléments ailleur,                    – l’attractivité locale de Google ouvrant un centre R&D a Singapour (ici),                                          – l’argent que le gouvernement singapourien verse très tôt aux start-ups (vous pouvez avoir juste démarre votre compagnie et recevoir quelque chose comme 50,000 à 500,000 SGD!).                                                                                                                                   – la pression pour que les vendeurs de télécom et VoIP adoptent WebRTC, et le manque global d’expertise de webRTC,                                                                               et vous obtenez un bel environnement explosif où les gens restent dans leur compagnie aussi longtemps que leur compagnie est en réussite et/ou qu’ils apprennent, puis s’en vont vite.

Il y a pas mal d’entreprises qui travaillent sur ou avec webRTC à Singapour. Temasys, bien sûr, mais aussi Wavecell, Nexmo, Twilio, et d’autres qui ont des projets l’utilisant: Visa, MyRepublik, Starhub, Singtel, M1, Intercall, … .

On peut regarder Temasys comme un exemple d’hémorragie de talents(*).

Mais plus intéressant, il semble que des Talent sont disponibles sur le marché maintenant! Ludovic Roux, ancien Deputy-CTO de Temasys, est à priori maintenant disponible (linkedin) depuis ce moi ci (février 2016). Une bonne prise pour quiconque veut intégrer une expertise webRTC.

Update 2018: Ludovic Roux n’est plus sur le marche et a Rejoins CoSMo comme Responsable Scientifique.

Tous les paris sont donc ouverts! Tokbox va-t-il récupérer celui la aussi et sécuriser tous les bons ingénieurs WebRTC dans une « Dream Team »? Twilio va-t-il les battre sur ce coup la?  Une compagnie française ou japonaise va-t-elle se mettre sur lui puisque il parle les deux langues? Moment excitent pour les experts webrtc.

Dr Alex.

ANNEXE

(*) Avertissement, je suis un ancien employé de Temasys et j’en suis toujours actionnaire. Aux fins de cet article, n’ont été utilisées que des informations publiques et vérifiables. Les captures d’écran et impressions de toutes les pages en lien ici sont conservées pour vérification.

LinkedIn est un bon proxy dans ce cas.

  • Le CTO et Co-fondateur est partis en Février 2015 (linkedin). Il est parti pour être Architecte Principal à Citrix.
  • Deputy-CTO Ludovic Roux est à priori disponible (linkedin) depuis ce mois ci (Février 2016). Une bonne prise pour quiconque veut une expertise webRTC.
  • Le Senior Engineer Manager – 1 (linkedin) est parti pour être CTO dans une autre compagnie locale en Juin 2015.
  • Le Senior Engineer Manager – 2 (linkedin) est parti pour être System Manager à Singtel, le Telco national en juillet 2015.
  • SVP Finance (linkedin) à changé deux fois de travail en moins d’un an. Tandis que son linkedin annonçait la date de début de son dernier emploie en janvier 2015, c’est probablement une erreur, car les PR correspondants sont en janvier 2016. Il devrait donc être parti de Temasys en juillet 2015, seulement quelque mois après l’annonce publique de son embauche. Il a continué avec ses grands postes en tant que senior executive, éventuellement dans l’industrie du média, un retour à ses premières amours.
  • Le VP des ventes et du Marketing (linkedin) est parti au même poste dans une autre start up en mars 2015. UPDATE 2018: Il est maintenant fondateur, et PDG d’une entreprise de distribution (yojee) financée par un « reverse-take-over » d’une entreprise cotée en Australie.
  • 5~6 autres ingénieurs sont partis depuis mars 2015.
  • L’Ex-CEO maintenant COO propose ses services « à auteur de 30h semaine » sur upwork. UPDATE: le taux horaire  a disparu, et l ex-CEO est maintenant aussi ex-COO, apparaissant comme C-quelquechose alors que la compagnie a déplacé son centre décisionnel (CEO et chairman du board) aux USA, et qu’un autre gérant a ete mis en place a Singapour.
  • Le Directeur de l’Ingénierie a pris un emploi à côté à l’université (linkedin) depuis septembre 2015. UPDATE: La companie cherche toujours un Directeur (ici)

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